Rail trip, part 1

Le récit qui va suivre est la retranscription fidèle de ce que j’ai noté dans mon carnet, à l’exception de quelques précisions, modifications, retouches, ajustements, corrections. En gros c’est exactement pareil mais pas tout à fait.

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Vendredi 29 juillet 2011

Dernier jour de taf avant les vacances. J’ai déjà effectué des milliers de fois les mêmes actions au boulot : entrer sur ordinateur des chiffres abstraits, à la plate utilité fonctionnelle. Travail plat, mais pas non plus sans avantages, et puis j’ai connu pire. Je dois me faire vieux, je m’étonne moins qu’à « mes débuts » qu’on puisse se satisfaire de ce genre de boulot.  C’est ça le piège, restez encore quelques semaines, quelques mois, quelques années, et vous verrez que finalement ce n’est « pas si mal », qu’il y a pire ailleurs, vous verrez comme se développe « cette faculté d’adaptation qui n’est jamais rien d’autre que le reniement de soi ». (Vaquette, in J’veux être Grand et Beau). Je m’étonne moins et pourtant, l’idée qu’on puisse se satisfaire de ce type de vie me donne toujours autant envie de partir en courant sans jamais revenir. Vivement la fin. Encore trois heures… Je ne vous écoute plus… Encore deux heures… Je ne vous entends plus… Encore d’interminables minutes, et le départ. « Bonnes vacances, peut-être à une prochaine ! – Ouais, ptet ! » Ou ptet pas.

Samedi 30 juillet 2011

Courte nuit, énervement. Dans quelques heures sur la route avec les sacs, les potes et l’envie de changer d’air. Puis, sans que finalement on en prenne conscience, c’est le matin, on charge les sacs dans la bagnole avec l’inquiétude d’avoir oublié ce qu’on a pourtant vérifié 100 fois. Et finalement, on part. Quatre, dans une voiture chargée à bloc : Léo et Guillaume, deux potes, mon frère, également prénommé Guillaume, et moi. Direction la Belgique d’abord, première étape d’un périple sur les rails européen qui devrait durer une vingtaine de jours. Étape à Lille pour récupérer Benjamin qui nous rejoignait par un autre itinéraire. En l’attendant, première bière du séjour dans un bar où on fait la connaissance d’un prétendu roi du skate, également DJ à ses heures perdues et sex-addict adepte de la pute bulgare. A l’air de planer assez haut. Vie bien remplie à l’entendre, c’est vrai qu’il doit en falloir du temps pour s’inventer une existence aussi riche. Balade dans le centre de Lille, chouettos.
On embarque Ben et son bardas direction la terre des bouffeurs de frites. On tente de s’y retrouver dans la signalétique routière belge, mise à jour tous les 36 ans. C’est la crise, économie de panneaux ? On finit par arriver chez Pierre, pote Français expatrié en Belgique. Son domicile sera le point d’ancrage de notre carrosse, qu’on abandonnera ici jusqu’à notre retour. Les six voyageurs enfin réunis, on sort manger à Tournai, dans une friterie réputée. On ne mange pas dans la friterie réputée, fermée. On va manger dans une autre friterie moins réputée. Fermée aussi. On se pose dans une friterie un peu merdique, mais ouverte. On attend trois plombes, mais on est finalement servis et on mange pas trop mal. Et peu importe, finalement. We’re on the road.

Opéra de Lille, comme le nom l'indiqueLes jolies façades lilloisesLilleTournai

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